Une approche constructive minutieuse permet de redéfinir la logique d'une manière plus générale, d'incorporer les logiques non-classiques, et de définir les logiques d'ordre supérieurs et d'autres encore plus exotiques.
L'exécution d'un programme informatique produit un résultat. La preuve qu'il produit bien ce résultat est donnée par l'exécution formelle et mécanique du programme. C'est pour cette raison que l'on peut affirmer que « La programmation précède la logique ».
Or, qu'est-ce qu'un programme ? Il est écrit dans un langage `L`. C'est un mot appartenant à `L`, et son exécution peut prendre en entrée un mot qui joue le rôle de paramètre, pour produit un mot qui joue le rôle de résultat. Et il n'est pas nécessaire de différencier donnée et programme. Le langage des données peut être le même que le langage de programmation. Mais, ce langage de programmation doit avoir la puissance d'une machine de Turing. Autrement dit, il doit pouvoir exprimer avec assez de temps et de mémoire les mêmes calculs que n'importe quel langage de programmation généraliste.
A quoi peut ressembler un tel langage ? Un des plus simples d'entre eux est le Brainfuck.
La machine à une mémoire interne qui est un ruban indéfini composé de cases contenant un chiffre (un entier sur 3 bits, compris entre 0 et 7) initialisé à 0. Un pointeur indique en permanence la case courante. L'entrés standart est une file dans laquelle sont mise les données d'entrée. La sortie standart est une file dans laquelle sont envoyés les données résultats. Les données d'entrée ou de résultat sont des entiers compris entre 0 et 7. Notez qu'il n'y a pas de différence entre une donnée et une instruction. Le brainfuck comprend juste 8 instructions :
Entier Instruction Description `0` `>` Déplace le pointeur d'une case à droite. `1` `<` Déplace le pointeur d'une case à gauche. `2` `+` Incrémente la valeur de la case courante (de façon cyclique). `3` `-` Décrémente la valeur de la case courante (de façon cyclique). `4` `.` Ecrit sur la sortie standart le contenu de la case courante. `5` `,` Lit sur l'entrée standart et la met dans la case courante. `6` `[` Si la case courante contient zéro, sauter après l'instruction "`]`" correspondante (sortir de la boucle) ou terminer le programme s'il n'y a pas d'instruction "`]`" correspondante, sinon continuer normalement. `7` `]` Revient à l'instruction juste après l'instruction "`[`" correspondante (recommencer la boucle) ou recommence le programme s'il n'y a pas d'instruction "`[`" correspondante.
Il est important de distinguer le programme et le processus. Le programme n'est qu'un mot du langage `L= [0"-"7]"*"`, tandis que le processus comprend une mémoire interne (le ruban), une entrée standart (une file), une sortie standart (une file) et un pointeur pointant la case courante du ruban. Le processus démarre à la première instruction du programme et s'arrète lorsqu'il arrive à la fin des instructions du programme à exécuter.
La structure générale met en avant deux opérations. L'une est l'application d'un programme sur une donnée d'entrée. L'autre est la concaténation de programme :
Notation classique
Magma Notation dynamique
Langage alpha `x"⁎"y` `=` `x(y)` `x"⁎"(y"⁎"z)` `=` `x(y(z))` `(x"⁎"y)"⁎"z` `=` `x(y)(z)`
Il n'y a pas de distinction entre programme et donnée, et la seul granulation présente est l'instruction (qui est ici un entier compris entre `0` et `7`).
Il n'y a pas d'erreur de syntaxe, tous mot de `[0"-"7]"*"` est un programme bien écrit.
Tout les calculs et toutes les structures de données peuvent être programmés en Brainfuck.
Le but étant de définir une logique, nous allons choisire un langage adapté pour cela. On choisit un langage algébrique c'est à dire composé d'opérateurs d'arité fixé tel `L ="<"u,v,w,s("."),f(".,."),g(".,.")">"` et on ajoute des variables `X,Y,Z,...` élémentaires muettes.
Un terme sans variable du language `L` est une composition complète d'opérateurs tel que par exemple `f(f(u,v),u)`. Un terme avec variable élémentaire désigne une application de `L^n→L`. Par exemple le terme `f(f(X,v),Y)` désigne l'application suivante où les variables d'entrée `X,Y` sont énumérées dans l'ordre de leur première apparition dans le terme.
`X,Y|->f(f(X,v),Y)`
L'unification de deux termes, notée avec l'opération `"*"`, consiste à affecter aux variables les termes les plus généraux afin que les deux termes coïncident, et de retourner le terme unifié. Exemple :
`f(f(X,v),Y)"*"f(Y,f(Z,v)) = f(f(X,v),f(X,v))`
On utilise cette opération qu'avec des variables muettes, ou autrement dit qui n'ont pas de signification à l'exterieur de l'unification en cours. Elles peuvent être renommées, et il existe une forme normale qui consiste à nommer les variables `x_1,x_2,x_3,...` dans l'ordre de leur première apparition dans le terme.
La sémantique d'un terme telque `f(f(X,v),Y)` est l'ensemble de tous les termes unifiables à lui. C'est pourquoi, ici, le sens que l'on donne à un terme avec variable ne tient pas compte du nom des variables.
Lorsque l'on introduira les règles de production, la production d'un terme avec variable signifiera que tout les termes qui lui sont unifiables sont également productibles.
Les fonctions généralisent les application vues précédement, en procédant d'abord par une unification des entrées. Par exemple considérons la fonction `varphi` suivante :
`varphi : f(f(X,v),Y),s(Y) |-> g(X,f(Y,Z))`
On note le résultat `Ø` lorsque la fonction est appliquée en dehors de son domaine de définition. Nous avons par exemples :
Voici un exemple de fonction d'arité nulle :`varphi(A,B) = g(X,f(Y,Z))`
`varphi(f(A,B),s(A)) = g(f(X,v),f(f(X,v),Z))`
`varphi(f(A,u),B) = Ø`
`|-> g(u,v)`
Cette fonction produit le terme `g(u,v)`
Un système de production est un ensemble de telles fonctions `{varphi_1(.,.), varphi_2(.), varphi_3(.,.,.), ,...}` que l'on applique qu'à des propositions déjà produite pour en produire une. L'arbre de production est alors un terme du langage `"<"varphi_1(.,.), varphi_2, varphi_3(.),...">"`
L'algorithme de recherche pour découvrir le chemin de production d'un terme `lambda`, apparaît naturellement : L'état initial comprend un ensemble `E` ne comprenant que le terme `lambda` à résoudre. Pour chaque règle de prodution, on regarde si la production `P` est unifiable avec `lambda`. Puis, si c'est le cas, on crée un état fils en ajoutant dans l'ensemble `E` les hypothèses nécessaires affirmés par la règle avec les variables affectée par l'unification. Lors de l'ajout d'un terme dans l'ensemble frontière, on teste son unification avec chacun d'eux, et si elle réussit on ne le rajoute pas mais on remplace le terme déjà présent par le résutlat de l'unification. Si le niveau `n"+"1` est atteint, on retropédale on revient au noeud père et on essaye une autre règle de production.
Pour rendre complet l'algorithme de rechechre, il faut parcourire l'arbre en profondeur d'abord jusqu'au niveau maximum `n` puis recommencer jusqu'au niveau `n"+"1` et ainsi de suite.
Notre programme est défini par un ensemble de règles de production. lorsqu'on l'applique à un terme, soit il ne s'arrète jamais de calculer, ou soit il retourne l'arbre de production de terme de plus petite profondeur.
Un terme est un arbre, une composition fini et non récurcive d'opérateurs tel que par exemple `f(g(u,s(v)),f(v,y))`. On peut concevoir des termes récurcifs formant un graphe fini, par exemple le terme `X=s(X)`. Autre exemple, le terme `f(X=g(X,u),s(X))`.
Notez que le système de production agrandit sa production dans l'extension rationnelle.
La logique propositionnelle classique donne à toute proposition sans variable la valeur logique vrai ou faux, et utilise comme connecteurs, les opérations booléennes. La valeur logique vrai est notée `1`, la valeur logique faux est notée `0`. Les connecteurs booléens les plus utilisés sont `"¬", "∧","∨","→","↔"` et correspondent à des opérations booléennes. Chaque connecteur booléen est défini par sa table de vérité :
Libellé Connecteur Table de vérité
Faux `0` `0` Vrai `1` `1` Négation `"¬"a` `"¬"0=1`
`"¬"1=0` Conjonction `a"∧"b` `0"∧"0=0`
`0"∧"1=0`
`1"∧"0=0`
`1"∧"1=1` Disjonction `a"∨"b` `0"∨"0=0`
`0"∨"1=1`
`1"∨"0=1`
`1"∨"1=1` Implication `a"→"b` `0"→"0=1`
`0"→"1=1`
`1"→"0=0`
`1"→"1=1` Équivalence `a"↔"b` `0"↔"0=1`
`0"↔"1=0`
`1"↔"0=0`
`1"↔"1=1`
Une proposition sans variable est une formule du langage `sfP="<"0,1,"¬","∧","∨","→","↔>"`. C'est un calcul qu'il suffit d'effectuer pour connaitre sa valeur logique. Exemple :
`"¬"((0"→"0)"∧"(1"→"0))"↔"(0"→"0)`
Si on effectue toutes les opérations booléennes, on obtient la valeur logique de la proposition. Ainsi chaque proposition sans variable se réduit en une unique valeur booléenne.
Le langage est défini par la grammaire suivante :
`sfP = {0,1, "¬"sfC,(sfC"∧" sfC),(sfC"∨" sfC),(sfC"→" sfC),(sfC"↔" sfC)}`
Les tables de vérité qui permettent d'effectuer les opérations booléennes, se regroupent en une théorie :
T = {`"¬"0"="1`, `"¬"1"="0`, `0"∧"0"="0`, `0"∧"1"="0`, `1"∧"0"="0`, `1"∧"1"="1`, `0"∨"0"="0`, `0"∨"1"="1`, `1"∨"0"="1`, `1"∨"1"="1`, `0"→"0"="1`, `0"→"1"="1`, `1"→"0"="0`, `1"→"1"="1`, `0"↔"0"="1`, `0"↔"1"="0`, `1"↔"0"="0`, `1"↔"1"="1`}
Le langage et le procédé de calcul regroupé dans la théorie forme une structure. La structure se note sous forme d'un quotient du langage algébrique par la théorie d'égalité :
`sfP/T`
On étend le langange propositionnel en ajoutant 3 variables élémentaires `a,b,c`. Une proposition devient une formule du langage `sfP` que l'on note à l'aide des crochets entourant les éléments et connecteurs générateurs :
`sfP="<"0,1,"¬", "∧","∨","→","↔", a,b,c">"`.
Le langage s'exprime aussi sous forme d'une grammaire (une sorte d'inclusion récurcive d'ensembles) :
`sfP = {"¬"sfP,(sfP"∧" sfP),(sfP"∨" sfP),(sfP"→" sfP),(sfP"↔" sfP),0,1,a,b,c}`
Le langage est dit une extension du langage par ajout de nouveaux éléments `a,b,c` et que l'on note :
`sfP[a,b,c]`
Notez qu'à ce stade, rien n'indique que les éléments `a,b,c`, sont des variables booléennes.
Etant donné une proposition par exemple : `p =(a"→"(b"→"c))"→"(b"→"(a"→"c))`. La proposition est dite tautologique si quelques soient les valeurs booléennes des variables, elle vaut toujours `1`. La proposition est dite antilogique si quelques soient les valeurs des variables, elle vaut toujours `0`. Et elle est dite indécidable s'il existe des valeurs des variables pour lesquelles `p` vaut `1`, et il existe des valeurs des variables pour lesquelles `p` vaut `0`.
Pour savoir par exemple si la proposition `a"→"(b"→"a)` est tautologique c'est à dire toujours vrai quelques soient les valeurs des variables `a` et `b`, on calcule tous les cas possibles grâce aux tables de vérité et on vérifie que la proposition vaut toujours `1` dans tous les cas.
Lorsque l'on étend la logique propositionnelle en la logique du premier ordre, en introduisant des éléments, des fonctions, des prédicats, des variables élémentaire et les quantificateurs existentiels et universels, alors le nombre d'éléments existants et le nombre d'inconnus booléens existants devient infini. L'usage des tables de vérité des connecteurs n'est plus suffisant pour calculer la valeur logique d'une formule. C'est pourquoi, les logiciens proposent une autre façon de calculer la valeur logique d'une proposition. Ils proposent un procédé récurcif de production de toutes les propositions tautologiques, un procédé qui peut s'appliquer au delà des seuls formules propositionnelles, à des formules dans un langage augmenté qui peut être celui de la logique du premier ordre.
Le premier système de production des propositions tautologiques proposé, appellé aussi système de démonstration ou système de déduction, est celui de Hilbert. Il commence par simplifier le problème en démontrant que toutes propositions sans variable peut s'écrire qu'avec deux seuls connecteurs booléens que sont le faux `"0"` et le connecteur d'implication `"→"`. En effet, il est facile de constater que les connecteurs booléens peuvent tous être définis avec seulement le faux `"0"` et le connecteur d'implication `"→"` :
Libellé Connecteur Formule dans `"<"0,"→",">"` Vrai `"1"` `0"→"0` Négation `"¬"a` `a"→"0` Conjonction `a"∧"b` `(a"→"(b"→"0))"→"0` Disjonction `a"∨"b` `(a"→"0")"→"b` Équivalence `a"↔"b` `((a"→"b)"→"((b"→"a)"→"0))"→"0`
La vérification de ces équivalences se fait en utilisant les tables de vérité, c'est à dire en calculant les valeurs booléennes pour chaque configuration de paramètres booléens. Le langage initial de la logique propositionnelle choisi par Hilbert est donc très simple, défini par la grammaire suivante :
`sfP = {0,(sfP"→" sfP)}`
La grammaires construit des emboitements de la forme `(x"→"y)`. Ainsi, chaque proposition est un arbre binaire où chaque noeud correspond à une implication et où chaque feuille porte comme étiquette soit la valeur zéro ou soit le nom d'une variable élémentaire.
Considérons une proposition quelconque avec des inconnues `a,b,c,...`. La proposition étant considérée en dehors de tout contexte, les variables n'ont pas de signification propre et peuvent être renomer sans que cela ne change la valeur logique de la proposition. On définit une forme normal en renommant les variables dans l'ordre de leur première apparition dans la proposition. Ainsi `(b"→"a)"→"b` possède comme forme normal `x_1"→"(x_2"→"x_1)`.
Le système de Hilbert propose 4 règles de production de propositions, pemettant de produire exactement toutes les propositions tautologiques au sens classique.
`"R1"` : `|-- a"→"(b"→"a)` `"R2"` : `|-- (a"→"(b"→"c))"→"((a"→"b)"→"(a"→"c))`
`"R3"` : `|-- ((a"→⊥")"→"(b"→⊥")) "→"(b"→"a)`
`"MD"` : `a, a"→"b |-- b`
Le symbole `"⊢"` , de priorité syntaxique la plus faible, définit une règle de production assujettie à la production des hypothèses énumérées à sa gauche, et où les nouvelles variables libres placées à droite du symbole `"⊢"` et qui n'ont pas d'occurrences à gauche, peuvent prendre comme valeur toutes les propositions du langage `sfP`.
La priorité syntaxique des connecteurs est la suivante, de la plus forte à la plus faible :
`"→"``"virgule"` `"⊢"`
La quatrième règle MD est appelé le « modus ponens ».
On définit la négation juste comme une réécriture :
`"¬"x := x"→"0`
Le troisième axiome peut alors se réécrire :
`"R3"` : `|-- ("¬"a"→¬"b) "→"(b"→"a)`
Mais il est judicieux de ne pas introduire ce connecteur `"¬"`, afin que les propositions soit toujours de cette forme particulièrement simple d'arbre binaire où les feuilles ont comme étiquette soit le nom d'une variable ou soit la valeur zéro. Ainsi chaque fois que sera écrit `"¬"x` il faudra lire `x"→"0`.
Pour démontrer qu'un tel système produit bien toutes les propositions tautologiques (à un renomage près des variables) et uniquement celles-ci, on recourt à la récurrence.
La démonstration de complétude du système de Hilbert se fait classiquement en deux grandes étapes :
---- 5 mai 2026 ----
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Etant donnée deux propositions `p, q` tel que le système produit soit `p` ou bien soit `"¬"p`, et aussi `q` ou bien `"¬"q`, alors nous démontrerons que le système produit `p"→"q` ou bien `"¬"(p"→"q)` selon le cas logique définit par l'hypothèse. Le langage propositionnelle `sfP` étant définit par ce seul procédé de construction comme l'indique sa grammaire, `sfP = {sfV, (sfP"→" sfP)}` et `sfV = {"⊥", x_1,x_2,x_3,...}`, nous aurons démontré ainsi que pour toute proposition, le système de Hilbert produit forcement, soit la proposition, ou soit sa négation.
Cela consiste concrètement à montrer que le système de Hilbert engendre les `4` règles de déductions suivantes :
`p, q |-- p"→"q`
`p,"¬"q |-- "¬"(p"→"q)`
`"¬"p,q |--p"→"q`
`"¬"p,"¬"q |-- p"→"q`
Puis, pour prouver que le sytsème de Hilbert produit seulement les propositions tautologiques, il suffit de vérifier en utilisant la table de vérité de l'implication que chaque règle `"R1"`, `"R2"`, `"R3"`, `"R4"` appliqué à des prémisses de valeur booléenne `1`, produisent des propositions de valeur booléenne `1`.
La démonstration est triviale :
`"R1"` : `|-- q"→"(p"→"q)`
`"R4"` : `q, q"→"(p"→"q) |-- p"→"q`
La démonstration est la même :
`"R1"` : `|-- q"→"(p"→"q)`
`"R4"` : `q, q"→"(p"→"q) |-- p"→"q`
Posons la question à ChatGPT 5.3 :
Peut-tu démontrer `p"→"q` en utilisant seulement `"R1", "R2", "R3", "R4"` et la connaissance de `p,"¬"q` ? |
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Oui. Et on peut même le faire très simplement : la connaissance de `"¬"q` n’est pas nécessaire ; `"¬"p` suffit. Preuve condensée
|
La démonstration est beaucoup plus complexe...., mais ChatGPT 5.3 est peut-être capable de la trouver, et il constitue un excellent professeur capable de s'adapter aux choix de notations qu'on lui propose :
| Le système de démonstration à la Hilbert comprend `4` règles de production de propositions, permettant de produire exactement toutes les propositions tautologiques. `"R1"` : `⊢ a"→"(b"→"a)` `"R2"` : `⊢(a"→"(b"→"c))"→"((a"→"b)"→"(a"→"c))` `"R3"` : `⊢("¬"a"→¬"b) "→"(b"→"a)` `"R4"` : `a, a"→"b ⊢ b` Le symbole `"⊢"`, de priorité syntaxique la plus faible, définit une règle de production assujettie à la production des hypothèses énumérées à sa gauche, et où les nouvelles variables libres placées à droite du symbole `"⊢"` et qui n'ont pas d'occurrences à gauche, peuvent prendre comme valeur toutes les propositions qu'elles soient vrais ou fausses. La priorité syntaxique des connecteurs est la suivante, de la plus forte à la plus faible : `"¬ | → | , | ⊢"`. |
Oui. Avec tes conventions, on peut reformuler cela proprement comme un système de production de formules démontrables de la logique propositionnelle classique.
1. Les objets manipulésOn part d’un langage propositionnel formé à partir :
Les formules sont engendrées récursivement par :
Avec ta convention de priorité :
donc par exemple
se lit bien comme
2. Sens du symbole `"⊢"`Dans ce cadre, `"⊢"` ne fait pas partie des formules du langage objet ; c’est un symbole métathéorique qui décrit une règle de production.
Autrement dit, une démonstration est une suite finie de formules où chaque ligne est obtenue :
3. Les trois schémas d’axiomesLes règles `"R1","R2","R3"` sont mieux vues comme des schémas d’axiomes :
Pour toutes formules `a,b` on peut produire directement `a→(b→a)`. Exemple : en prenant `a"="x_1, b"=¬"x_2`, on obtient `⊢x_1"→"("¬"x_2"→"x_1)`.
Pour toutes formules `a,b,c`, on peut produire directement cette formule. C’est le schéma qui formalise la composition des implications.
Pour toutes formules `a,b`, on peut produire directement cette formule. C’est une forme de contraposée classique. C’est ce schéma qui donne au système son caractère classique. La règle d'inférence `"R4"`
Elle signifie : si `a` a déjà été produit, et si `a"→"b` a déjà été produit, alors on peut produire `b`. C’est l’unique vraie règle de déduction du système. Exemple :
alors par `"R4"`, on obtient `⊢x_2"→"x_1` 5. Variables libres dans les schémasQuand tu écris `a,b,c` dans `"R1","R2","R3"`, ce ne sont pas des variables propositionnelles du langage objet, mais des métavariables. Elles parcourent toutes les formules du langage. Donc `"R1"` ne produit pas une seule formule, mais une infinité de formules, une pour chaque choix de `a` et `b`. Par exemple, toutes les formules suivantes sont des instances de `"R1"` : `⊢ x_1"→"(x_2"→"x_1)`
`⊢ "¬"x_3"→"((x_1"→"x_4)"→¬"x_3")` `⊢ (x_1"→¬"x_2)"→"(("¬"x_4"→"x_5)"→"(x_1"→¬"x_2))"` 6. Ce que produit exactement le systèmeLe système engendre l’ensemble des théorèmes de la logique propositionnelle classique exprimée avec `"¬"` et `"→"`. Autrement dit :
On dit que le système est :
7. Différence entre “proposition” et “proposition démontrable”Il faut distinguer :
Par exemple :
Donc les 4 règles ne produisent pas toutes les propositions du langage, mais toutes les propositions démontrables, c’est-à-dire exactement les tautologies. 8. Définition possible d’une démonstration hilbertienneUne démonstration d’une formule `p` est une suite finie de formules
telle que pour chaque `i`, la formule `f_i` est :
Et si `f_n"="p`, alors on écrit :
(Notez que dans cette expression, `p` n'est pas une variable libre et doit être ramplacé par la tautologie démontrée c'est à dire la formule désignée par `f_n`.) 9. Exemple classique : démontrer `⊢ a "→"a`Cette formule n’est pas un axiome immédiat, mais elle est démontrable. On peut la dériver ainsi :
|
| En sachant les deux propositions, `p`, `"¬"q`, démontre avec ce système de Hilbert la proposition `¬(p"→"q)` | ||||||||||||||||||||||||
| Reflexion durant 2m 32s Oui. On peut le faire proprement dans ton système de Hilbert, en utilisant un lemme dérivé classique. A partir des hypothèse `p`, `"¬"q`, démontrer `¬(p"→"q)`. Lemme dérivé utiliséDans ce système, on peut dériver le schéma de contraposition :
En particulier, en remplaçant `x` par `(p"→"q)` et `y` par `q`, on obtient :
Je l’utiliserai à la ligne 6. DémonstrationOn raisonne sous les hypothèses `p` et `"¬"q`. Étape 1 : obtenir `(p"→"q)"→"q`
Donc, par le théorème de déduction, de `3–4` on conclut :
Etape 2 : utiliser la contraposition
C'est une instance du lemme dérivé
avec `x"="(p"→"q)` et `y"="q`.
Conclusion on a bien démontré `p`, `"¬"q ⊢ ¬(p"→"q)` Version condensée
|
Le théorème de déduction pourrait être défini par la méta-formule suivante :
Le théorème de déduction ne figure pas parmi les règles de production du système de Hilbert. Peut-tu produire le résultat en utilisant seulement `"R1","R2","R3","R4"` et la connaissance de `p,"¬"q` ? |
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| Reflexion durant 5m 30s
Oui. Sans utiliser le théorème de déduction comme règle, on peut obtenir le résultat à partir de p,¬q par une suite finie d’applications de R4, à condition d’utiliser deux théorèmes déjà démontrables dans ce système de Hilbert :
Ces deux formules sont des théorèmes du système engendré par `"R1", "R2", "R3", "R4`. Je ne me sers pas ici du théorème de déduction. Démonstration de `"¬"(p"→"q)` à partir de `p,"¬"q`On part des deux connaissances :
On utilise d'abord `"L1"` avec `a":="p` et `b":="q`
Puis `"R4"` avec `2` et `3` :
On réutilise `"L1"`, cette fois avec `a":="(p"→"q)` et `b":="p` :
Cette version ne sert pas directement. La bonne instanciation pour passer de `(p"→"q)"→¬"p` à `"¬"(p"→"q)` est :
qui est encore `"L1"`, avec `a":="(p"→"q)` et `b":=""¬"p`. Par `"R4"` avec `4` et `5` :
On utilise maintenant `"L2"` avec `a":="p` :
Par `"R4"` avec `1` et `7` :
Enfin, par `"R4"` avec `5` et `8` :
Conclusion : on a bien démontré : `p,"¬"q⊢"¬"(p"→"q)` Forme condensée
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Mais les démonstrations de `"L1"`, `"L2"`, ne sont pas faites et s'avèrent compliquées pour ChatGPT. Il va errer indéfiniment si on ne le guide pas en le faisant procéder par étapes, ou sans lui indiquer d'autres indices.... Les réponses sont similaires avec KIMI. On va lui demander de chercher sur Internet..., et là..., il trouve tout de suite en passant par deux nouveaux lemmes intermédiaires ;
| Cherche sur Internet comment Hilbert démontre
:
`⊢ x"→ ¬¬"x` Puis, transcrit les démonstrations dans notre système de notation. |
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Démontrer le lemme de l'identité L1 : `⊢ a "→"a`
Démontrer le lemme de transitivité L2 : `(x"→"y),(y"→"z)⊢x"→"z`
C’est exactement le lemme de transitivité de l’implication dans ce système de Hilbert. DEMONSTRATION DE `⊢ "¬¬"x"→"x`
DEMONSTRATION DE `⊢ x "→¬¬"x`
|
Dans le langage `"<⊥,→,>"`, les propositions utilisent des variables `a,b,c,...` qui n'ont pas de signification particulière
Dans le langage `"<⊥,→,>"` le système de démonstration de Hilbert est décrit par les 4 règles de déduction suivante :
`"R1"` : `|-- a"→"(b"→"a)`
`"R2"` : `|-- (a"→"(b"→"c))"→"((a"→"b)"→"(a"→"c))`
`"R3"` : `|-- ((a"→⊥")"→"(b"→⊥")) "→"(b"→"a)`
`"MD"` : `a, a"→"b |-- b`
Voici comment fonctionnent de telles règles : Les variables `a,b,c` contiennent chacune une proposition inconnue. Les propositions énumérées à gauches du symbole `"⊢"` doivent avoir déjà été produite pour pouvoir appliquer la règle. Les nouvelles variables libres placées à droite du symbole `"⊢"` et qui n'ont pas d'occurrences à gauche, peuvent prendre comme valeur toutes les propositions qu'elles soient vrais ou fausses.
Le symbole `"⊢"` , de priorité syntaxique la plus faible, définit une règle de production assujettie à la production des hypothèses énumérées à sa gauche, et où les nouvelles variables libres placées à droite du symbole `"⊢"` et qui n'ont pas d'occurrences à gauche, peuvent prendre comme valeur toutes les propositions qu'elles soient vrais ou fausses.
La priorité syntaxique des connecteurs est la suivante, de la plus forte à la plus faible :
`"→"``"virgule"` `"⊢"`
| `"R1"` : `|-- a"→"(b"→"a)`
`"R2"` : `|-- (a"→"(b"→"c))"→"((a"→"b)"→"(a"→"c))` `"R3"` : `|-- ((a"→⊥")"→"(b"→⊥")) "→"(b"→"a)` `"MD"` : `a, a"→"b |-- b` |
Pour déterminer si une proposition `P` peut-être produite par les trois premières règles, il suffit de procéder à l'unification parallèle disjonctive de `P` avec les trois tautologies suivantes, et cela se fait avec une complexité linéaire :
`a"→"(b"→"a)`
`(c"→"(d"→"e))"→"((c"→"d)"→"(c"→"e))`
`("¬"f"→¬"g) "→"(g"→"f)`
On définit ainsi la classe zéro des tautologies. Reste alors l'utilisation du modus ponens `"MP"`. On détermine ainsi la première classe de tautologies, celles produites par le modus ponens appliqué une seul fois à deux tautologies de classe zéro. Pour qu'une proposition appartinennent à la première classe, il ya trois possibilité :
On définit la classe `n` des tautologies, celles produites par le modus ponens appliqué une seul fois à deux tautologies de classe inférieur à n. Pour qu'une proposition appartinennent à la classe `n`, il y a trois possibilité :
On voit qu'il est possible d'étudier de tels systèmes de production de façon empirique, en programmant leur énumérateur selon cette stratégie par degrés.
---- 30 avril 2026 ----
Système de Hilbert en logique classique R1`|-- a"→"(b"→"a)` R2`|-- (a"→"(b"→"c))"→"((a"→"b)"→"(a"→"c))` R3`|-- ("¬"a"→¬"b) "→"(b"→"a)` MP`a, a"→"b |-- b`
Les autres connecteurs sont définis comme suit :
Libellé Connecteur Formule dans `"<¬,→,>"` Vrai `"⊤"` `a"→"a` Faux `"⊥"` `"¬"(a"→"a)` Conjonction `a"∧"b` `"¬"(a"→¬"b)` ou bien
`"¬"(b"→¬"a)` Disjonction `a"∨"b` `"¬"a"→"b` ou bien
`"¬"b"→"a` Équivalence `a"↔"b` `¬((a"→"b)"→""¬"(b"→"a)")"` ou bien `¬((b"→"a)"→""¬"(a"→"b)")"`
Les alternatives "ou bien" n'ont pas besoin d'être mentionnées car elles sont équivalentes dans le système de Hilbert.
Ayant ainsi définit formellement les règles de déduction exacte et complète concernant le monde fini booléen. On peut alors étendre la logique en introduisant de nouveaux connecteurs non-booléens accompagnés de leurs axiomes (les règles de raisonnement spécifiques à eux) pour ainsi produire une extension de la logique qui n'est plus booléenne dès qu'un tel connecteur non-booléen est présent.